Francis Vachon Photographe

May 22, 2011

Toronto – Retour sur mon investissement après un an.

Il y a un an, je me dirigeais vers Toronto pour assister à la conférence annuelle de la NPAC (News Photographers Association of Canada). J’avais décidé de rester 5 jours de plus pour faire de la photo. Il s’agissait alors de mon premier investissement pour un voyage dédié à la prospection de stock photo. À mon retour, j’avais écrit un billet indiquant mon calcul qui devait me permettre de commencer à faire du profit après un an. Est-ce que ce fût le cas?

J’écris ce billet en attente d’un transfert vers Winnipeg. Toujours pour la conférence de la NPAC, et toujours avec quelques jours supplémentaire prévue pour la photo. Donc oui, mon investissement torontois a été assez intéressant pour que je récidive.

J’espérais récupérer 100% de mon investissement en 12 mois. J’ai plutôt engrangé près de 4 fois ce montant, ce qui me donne un ROI supérieur à ce que je produis habituellement.

Mon voyage à Ottawa est quand à lui vieux de 7 mois. Le profit est un peu moins intéressant, mais ma courbe de progression est quand même supérieure à un retour sur investissement en un an.

Espérons que Winnipeg sera tout autant intéressante.

February 4, 2011

Pourquoi ne devez-vous pas accepter un crédit photo comme forme de paiement?

Ce matin, j’ai eu la conversation téléphonique suivante:

- Bonjour! Je travaille pour la station de télévision X. J’ai trouvé une photo de Y sur votre site web. Nous aimerions l’utiliser dans notre émission de télévision ce soir en échange d’un crédit photo.

- Malheureusement, un crédit photo ne sera pas suffisant. Il devra y avoir une compensation en argent.

- Impossible. Nous allons trouver quelqu’un d’autre alors.

- Pas de problème.

- Nous sommes quand même “correct”: nous avons demandé avant. D’autres le font sans demander.

- En effet. Mais lorsque cela arrive, je les poursuis et je gagne.

Deux choses intéressantes dans cette conversation.

D’abord, je ferai bientôt un billet sur la marche à suivre lorsque quelqu’un utilise une de vos photos sans votre autorisation. Mon avocate Catherine Morisette et moi en sommes actuellement à 4 “victoires” et aucune défaite à ce sujet. En fait, nous n’avons même pas eu encore à aller en cour, tout s’est réglé à l’amiable, mais à MES conditions pécuniaires.

**

Si vous publiez des photos sur Internet, il est inévitable qu’un jour quelqu’un vous contactera pour utiliser gratuitement une de celles-ci.

Voici quelques arguments qui seront utilisés par ceux qui vous contacteront

- Nous allons vous donner un crédit photo (la mention du nom du photographe sous la photo) en échange.

Même s’il y a paiement monétaire, vous pouvez et devriez demander un crédit photo. Alors, pourquoi se contenter du seul crédit?

- Cela fera circuler votre nom et vous apportera d’autres contrats.

D’autres contrats où les gens ne paieront pas?

Croyez-moi, je n’ai jamais reçu d’appels d’un client m’ayant dit, “j’ai vu votre photo dans tel journal, j’ai aimé, et j’aimerais vous engager à mon tour.” Cela n’arrive pas. Jamais.

- Nous sommes un organisme sans but lucratif/de bienfaisance.

La première chose à faire en recevant une demande de ce genre est d’aller consulter le site web de l’organisme. Dans la section “qui sommes nous” ou “états financiers”, vous serez probablement surpris d’apprendre que l’organisation emploie plusieurs salariés. Souvent des dizaines. Si EUX sont payés, pourquoi VOUS ne le seriez pas?

- Nous n’avons pas de budget pour les photos

Est-ce qu’ils paient un loyer pour héberger leurs employés? Est-ce qu’ils paient leur l’imprimeur qui s’occupe des dépliants sur lesquels apparaitront votre photo? Le graphiste qui en fera le montage, lui? Leurs lignes téléphoniques, c’est une gracieuseté de Bell Canada? Leur connexion Internet? Leur chauffage? Leurs ordinateurs? Leurs timbres? La personne qui vous parle présentement au téléphone est-elle payée?

Organisme de charité, PME ou grosse entreprise, s’ils paient pour tous ces services, pourquoi en seraient-ils autrement des photos?

Est-il valable, parfois, de laisser quelqu’un utiliser gratuitement une photo?

Il arrive que des étudiants me demandent la permission d’insérer une de mes images dans un travail scolaire. J’accepte généralement, mais comme ils se retrouvent alors avec une version haute résolution d’une de mes photos ayant une valeur monétaire importante, je leur demande de remplir une licence d’utilisation, surtout pour les points 4, 5 et 6 de celle-ci.

Il m’arrive aussi parfois de laisser un blogueur qui m’est sympathique d’utiliser une photo à titre gracieux. Cependant, mon “paiement” est un crédit photo contenant un hyperlien vers mon site Internet, qui se convertit alors en “backlink” très important pour mon SEO. J’ai cette entente avec Antoine Robitaille, par exemple.

Vous vivez de la photo, ou vous espérez en vivre un jour. Malheureusement, votre banquier n’acceptera pas un crédit photo pour payer votre hypothèque. À vous de déterminer le juste prix pour une licence d’utilisation de votre photo et d’être confiant de la valeur de celles-ci.

***

Backlink? SEO? C’est du chinois pour vous? Je ferai peut-être un jour un billet là-dessus un jour.

November 26, 2010

Que doit contenir une licence d’utilisation de stock photo?

Alors voilà, vous venez de vendre une image provenant de vos archives photographiques. Vous avez déterminé un juste prix et, maintenant, vous vous demandez quel document légal, quel genre de contrat, vous devriez produire à votre client.

Voici donc ce que devrait contenir une licence d’utilisation d’une image de stock photo. Je vous présente une réelle licence où je n’ai que caviardé les éléments pouvant identifier le client et l’image.

License d'utilisation stock photo1) Le numéro de licence, tout comme votre numéros de facture, est un nombre inventé qui doit être unique. Ici, le « L » est pour « licence », et le chiffre 1004-01 signifie 2010, 4e mois, première licence de ce mois. N’importe quel système fonctionne, tant que vous êtes à l’aise de l’utiliser. Ce numéro unique doit rapporté sur la facture. Il suffit alors d’y inscrire dans le champ description « vente de la licence photo L1001-01 : 1650$CDN »

2) Il faut indiquer clairement le nom légale du client (habituellement le nom de la compagnie), le projet pour lequel il utilisera la photo (un site web? Un calendrier? Une revue?), l’identification unique de l’image (le nom du fichier, un ID unique si vous utilisez un logiciel de catalogage d’images, etc.). Vous pourriez même ajouter un thumbnail (version miniature de la photo) sur la licence pour éviter toute confusion.

3) Voici un des éléments clés du document: la description de la licence que vous accordez. Pour négocier le prix de cette licence, vous avez déjà demandé à votre client des précisions concernant l’utilisation finale de l’image. Il suffit de mettre cela en termes clairs sur le document. Si vous débutez et que vous n’êtes pas sûr de comprendre ces concepts, vous en apprendrez beaucoup en consultant mon billet how much should you charge, malheureusement seulement en anglais. Ne pas oublier d’indiquer le prix d’acquisition de la licence, incluant le type de monnaie utilisée! Si votre client se trouve au Japon, il pourrait croire/alléguer que le montant “1650″ était en Yen (soit environs 20$ canadien). “1650$CDN” ne laisse aucun doute ni, surtout, de flou légal.

4) Plusieurs clients désirant pour la première fois acheter une image s’imagine justement qu’il vont ACHETER l’image. Vous avez donc probablement déjà expliqué à votre client qu’il achète plutôt une licence d’utilisation, mais il faut quand même le préciser dans la licence. Le client achète donc un droit non-exclusif, sauf s’il a négocié à gros prix une exclusivité, et les droits d’auteurs demeurent au photographe.

5) Il faut préciser que le client, en achetant une licence, ne négocie que pour lui et ne peut transmettre cette licence à un tiers. Vous êtes maitre de vos images : vous ne voulez pas qu’elles circulent sans votre autorisation.

6) Il faut indiquer au client qu’il doit prendre les mesures raisonnables pour protéger votre image et qu’il pourrait être tenu responsable si son comportement négligeant menait à une utilisation non-autorisée de votre photo.

7) Voilà peut-être un des points les plus importants qui doit être inscrit dans la licence. Vous n’êtes pas avocat, et vous n’êtes de toutes évidences pas au courant des subtilités en droit à l’image de tous les pays du monde (même si vous pouvez en apprendre beaucoup concernant le droit à l’image au Québec sur ce blogue). De bonne fois, vous indiquez si vous avez un model release et un property release, mais là s’arrête votre responsabilité. C’est de la responsabilité du client de s’assurer que l’utilisation de l’image est légale, et il ne pourra pas « dévier » vers vous une éventuelle poursuite d’une personne se trouvant sur la photo.

Vous aimerez peut-être:

November 21, 2010

Stock photo – Voir le potentiel

Photographier pour du stock photo, c’est l’art de voir le potentiel de vente d’une scène ou d’un élément banal, et de savoir ensuite ajouter les bons mots clés (keywords).

J’ai récemment passé 5 jours dans la Capitale Nationale pour garnir ma banque d’image de photos d’Ottawa. Par hasard, je suis tombé sur des policiers se préparant à parader en l’honneur de leurs pairs mort en devoir. Il y avait des corps de polices de partout au pays. J’ai passé un bon deux heures à photographier les badges, les voitures, les motos, etc. De grandes photos qui seront dans mon portfolio? Non. Mais de l’argent dans mon portefeuille? Bien sûr. Déjà deux de vendu.

September 13, 2010

Trouble in microstrock paradise

“Since roughly 2005 we’ve been aware of a basic problem with how our business works. As the company grows, the overall percentage we pay out to contributing artists increases. As a business model, it’s simply unsustainable.”

That is iStockphoto, the biggest microstock agency, talking to it’s contributors, announcing a royalty cut to as low as 15%.

Great analysis by Jeremy Nicholl: iStockphotos “Unsustainable” Business Model: From Crowd-Sourcing To Crowd-Shafting?

August 12, 2010

De l’appel à la facturation: un workflow de 10 minutes pour une vente de stock photo

Deux agences s’occupent de la gestion de mes stock photos. Par contre, je fais aussi moi-même la promotion et la vente de mes photos d’archives, ce qui me permet d’éviter les frais de commission et d’atteindre des clients qui ne font pas affaire avec mes représentants. Avoir un bon workflow (« flux de travaux », selon le Grand dictionnaire terminologique) pour la vente de photos stock devient alors extrêmement important.

Je reçois donc l’appel et le courriel alors que je cueille mon fils à la garderie, et que mon téléphone est resté dans l’auto (je n’ai pas encore appris on dirait!). On me demande le prix pour un portrait d’une personne connue que j’ai déjà photographié et qu’ils ont trouvé sur mon blogue. Selon le courriel, il faut une réponse avant la fin de la journée de travail. Je prend mon iPhone et répond au courriel « je suis à la maison dans 5 minutes ».

Une fois bien installé devant mon ordinateur, je contact le client potentiel par téléphone et m’informe de l’utilisation finale. À l’aide de Fotoquote, je leur propose un prix pour un magazine canadien tirant à 80000 exemplaire, joué à 1/16 page.

Une fois que nous nous sommes entendu sur le prix, je me dirige sur la page d’administration de mon Photoshelter (le site derrière ma banque d’image) pour autoriser en téléchargement sécurisé la photo haute résolution désirée. Le client reçoit le lien par courriel, et le téléchargement peut se faire 25 secondes après avoir raccroché avec lui.

Ne reste plus qu’à facturer et attendre le chèque!

July 23, 2010

Quick drive to Ile D’Orléans to get more stock photos

After an assignment in Beauport yesterday that was ending around dinner time, just before the golden hour, I decided to head to Ile D’Orléans to beef up my stock images of this beautiful countryside, just East of Quebec City.

Crops grow in a field on Ile D’Orleans, near Quebec City July 22, 2010. The island is still an essentially rural place famous locally for its produce, especially strawberries, apples, potatoes and wineries.

cyclists on ile d'Orleans
Two cyclists pass by an old house on Ile D’Orleans, near Quebec City. The Island is a very popular destination for cyclists.

Chocolaterie de l'Ile D'Orleans
Chocolaterie de l’Ile D’Orleans is pictured in Sainte-Petronille, Ile d’Orleans

June 9, 2010

Can you afford doing stock photography?

Stock photo is a question of numbers. And it’s a long term game. After a while playing it, you can determine you return on investment (ROI) by dividing your total stock photo number by your annual stock revenue to get an average sale per image per year.

As an example, let’s say you have 2000 images and made 4000$ in sale over the year. 4000/2000 gives you an average sale per image per year of 2$. If you submit 1000 new images the next year, you can hope to make an additional 2000$ that would be added to the 4000$ from the 2000 images that you already had for a total of 6000$.

Your ROI will hopefully raise over the years, but should not fluctuate too much. After a couple of year of monitoring your yearly ROI to make sure it is stable, you can start to plan your trips or your shooting.

If you go on a five days travel that would cost you 700$ on hotel, meal and gas, how many usable images do you need to bring back to break even after a year? Let’s use again the 2$ of our previous example. 350 image would fetch you 700$. 350 images over 5 days would require you to photograph 70 usable images per day. Would you be able to do it? If not, would you mind to wait more that a year before breaking even?

What about makeup artist and model fee if you plan to shot lifestyle stock photo? What would be the cost, and how many images can you produce out of it?

This is a long (but hopefully informative) introduction to say that I recently went to Toronto. I explained in a previous post that I went on a five days photo spree before a 3 days photojournalist conference. I calculated the extra expenses of those five day and it made sense to do it. According to my ROI calculated from my 3 years doing stock photo and the number of image I submitted to agencies, it should take me a year to break even. Everything after that would be a net profit.

Yesterday, I received my Canadian Press sale report and, with my images being there for only half of the month, 4 images sold. Actually 3, but one sold twice. Let’s see where I am in year!

May 17, 2010

CN Tower, not the obvious way

At the end of April, I attended the Photojournalism 2010 conference in Toronto. I decided to arrive 5 days earlier to shoot stock photos, as you probably noticed with the last few day posts.

Since I was paying hotel and restaurant, my time was precious. I could have paid the ferry to the islands and spend an evening getting the perfect sunset shot of Toronto skyline and the CN tower, the most known landmark of the city. But that would have been time not wisely spent, since it was a bit too obvious photo.

Microstock agencies are already filled with postcard shot of every landmark of the world, sold at a buck each. I can afford to spend to time shooting the Chateau Frontenac here in Quebec City, since it’s my hometown and I drive by often, but the time I would spend getting a good shoot of the CN tower was time I was not spending shooting something else in a city that I don’t visit often (enough). When you are a stock photographer, but not the microstock type, you have to readjust the way you are shooting and what you are shooting.

That said, I DID shoot the CN Tower here and there, but not in the obvious way. Here are three of them.

CN tower is seen behind the Canada Malting Co. grain processing tower in Toronto April 22, 2010. The tower is part of the earlier industrial era of Toronto heritage, concentrated along the Toronto Harbour and lower Don River mouth.
CN tower is seen behind the Canada Malting Co. grain processing tower in Toronto. The tower is part of the earlier industrial era of Toronto heritage, concentrated along the Toronto Harbour and lower Don River mouth

CN Tower is seen behind monument of the Irish Famine Memorial in Toronto.
CN Tower is seen behind monument of the Irish Famine Memorial in Toronto.

The CN Tower is silhouetted against a bright sun in Toronto. The CN Tower, located in downtown Toronto, Ontario, Canada, is a communications and observation tower standing 553.3 metres (1,815 ft) tall.
The CN Tower is silhouetted against a bright sun in Toronto. The CN Tower, located in downtown Toronto, Ontario, Canada, is a communications and observation tower standing 553.3 metres (1,815 ft) tall.

Comment utiliser Google Map pour planifier la prise de stock photos

Chaque fois que j’entends parler d’un truc que j’aimerais photographier, que ce soit un beau village, une usine, une mine abandonné, un refuge pour animaux, une réserve amérindienne, etc., et qui pourrait bien s’ajouter à ma banque de stock photo, j’utilise la fonction “My map” (mes cartes) de Google Map pour l’ajouter à une carte personnalisée que j’ai créé.

Lorsque je dois me déplacer à l’extérieur de Québec, en assignation ou par plaisir, je n’ai qu’à regarder sur ma carte s’il n’y a pas des trucs à photographier dans le coin. Lorsqu’il y a plusieurs éléments dans la même région, je peux même planifier un voyage juste pour photographier ces éléments.

My map

Next Page »