Francis Vachon Photographe

March 13, 2012

Couvrir une manifestation: Aucune assurance pour vous ni pour votre matériel.

Dans un excellent texte, l’expert en finance Fabien Major rappel que la plupart des compagnies d’assurance ont des clauses d’exclusion en cas d’incident survenue lors de manifestation:

À peu près toutes les polices d’assurance prêt, en cas de maladies graves ou d’invalidité et en cas de décès vont EXCLURENT spécifiquement la compensation pour les blessures, mutilations, ou décès si l’accident s’est produit durant une manifestation ou une émeute. C’est valide ici comme à l’étranger.

Pour les photographes, ces exclusions ont des conséquences encore plus importante. En effet, il est à peu près certain que la compagnie qui vous assure ne paiera pas en cas de bris matériel survenu lors d’une manifestation.

On l’a vue souvent par le passé dans ce genre d’événement, les photographes sont régulièrement attaqués, autant par les manifestant que par la police. Le risque d’avoir une caméra brisée ou de se faire blesser est réel, plus que dans n’importe quel type d’assignation. Êtes vous capable de survivre financièrement 2 mois sans revenu si vous vous faites casser un bras? Êtes-vous capable de sortir 5000$ de votre compte pour remplacer votre caméra?

January 20, 2012

Conférence – Violation de vos droits d’auteur : Cessez d’être une victime passive!

Si vous êtes membre de la CMPQ (Corporation des Maîtres Photographes du Québec), vous pourrez m’entendre lors de votre congrès annuel le 17 mars prochain.

Un photographe ne doit pas se demander “si”, mais bien “quand”? Alors que faire lorsqu’une de vos photos est utilisée sans votre autorisation?
Il vous sera expliqué comment cesser d’être une victime passive et à vous battre pour faire respecter votre droit d’auteur. Un guide “pas à pas” vous sera présenté où vous apprendrez comment trouver où sont utilisés vos photos à votre insu, et comment agir avec un voleur d’image, de la première approche jusqu’aux tribunaux
.

January 6, 2012

Droit d’auteur en photo: entrevues à TVA et CHOI FM

CHOI Radio X radio host Denis Gravel

Denis Gravel de CHOI Radio X

En consultant le plumitif du palais de Justice de Québec, le journaliste de TVA Martin Everell a trouvé curieux de voir 4 requêtes déposé en même temps aux Petites créance pour des utilisations non-autorisé de photos. Il m’a donc contacté pour faire un topo sur le sujet, et il est disponible sur le site web de la station.

Le reportage a attiré l’attention de la station radiophonique CHOI FM. J’étais en studio ce matin (avancez à 8h53 pour l’entrevue) pour avoir une discussion plus longue sur le droit d’auteur et la publication d’image trouvé sur Google Image.

Mentionnées dans ces deux reportages:

Je vous suggère aussi le billet Mon avocate discute de propriété intellectuelle… et de moi!

September 23, 2011

Quoi faire en cas d’utilisation non-autorisée d’une de vos photos?

Note: De ce billet a été développé une conférence encore plus complète et étoffée. Pour plus de détail, contactez-moi.

La hantise de tout photographe: voir une de ses photos utilisée sans autorisation. Depuis l’avènement du numérique et d’Internet, l’utilisation non autorisée est en croissance exponentielle.  Vous pourriez retrouver une photo copiée depuis votre site Internet, ou encore vous pourriez découvrir une photo destinée à un ami, mais qui aura été refilée à une compagnie qui s’en sert pour faire de la publicité.  Les cas se multiplient sans cesse. Des outils existent pour trouver les fautifs, mais que faire lorsque vous découvrez quelqu’un utilisant une de vos photos sans autorisation?

Procédure

1. Résistez à l’envie d’appeler le fautif pour l’engueuler.


Voilà probablement l’étape la plus importante, mais la plus difficile au début!

Cela vous défini comme une personne émotive plutôt que rationnelle aux yeux du fautif. Conséquence : cela augmente les chances qu’il essaie de s’en tirer à bon compte en restant sur ses positions, espérant que votre colère aura ventilé vos émotions et que ce sera suffisant pour que vous passiez à autre chose.

2. Amassez les preuves: copie d’écran, achat du journal / magazine, photo d’affiche/ produit/ circulaire/ etc.


Le montant réclamé sera en fonction de l’utilisation. Plus l’utilisation fautive sera importante, plus le montant demandé sera élevé. Il est donc très important de documenter cette utilisation le plus précisément possible.

Si vous avez trouvé la photo sur Internet, faite une capture d’écran de la page (un “print screen”), en vous assurant que son URL (l’adresse web) est visible. Si vous soupçonnez que la photo a été tirée de votre site Internet, faite aussi une capture d’écran de la page en question. Faites-en aussi une avec les deux pages côte-à-côte si c’est possible.

S’il s’agit du site web d’un journal ou d’une revue, il est fort possible qu’elle se retrouve aussi dans la version imprimée; achetez-en une et vérifiez.

Utilisé dans une publicité d’un journal? Vérifiez les journaux concurrents de la ville, mais aussi ceux ailleurs dans le reste de la province.

Vous avez vu votre photo sur une affiche publicitaire dans un commerce? Vérifiez les autres magasins de la chaine le cas échéant. Demandez à quelqu’un d’une autre région de vérifier si l’utilisation est généralisée partout dans la province ou le pays, et documentez cela en photo.

3. Résistez à l’envie d’appeler le fautif pour l’engueuler.

Important!

4. Établir le prix qu’aurait coûté la licence si le fautif avait pris la peine de vous contacter avant l’utilisation non autorisée.

J’ai déjà expliqué ce qu’était une licence d’utilisation, et la façon d’en déterminer un juste prix.

Listez chaque utilisation non autorisée séparément. Par exemple, 50$ pour une utilisation web et 250$ pour la version papier dans le journal. Ou 500$ pour l’utilisation dans une publicité dans un journal ajouté à 2000$ pour les affiches distribuées dans toutes les succursales d’une importante chaine de dépanneurs.

Comme il faut pouvoir justifier ce montant si on se retrouve devant un juge, la grille tarifaire de la CAPIC ou le logiciel Fotoquote seront alors utiles.

Il faut être capable de démontrer qu’il y a eu perte de revenus: Si vous êtes un amateur qui ne fait pas déjà affaire dans le monde de la photo, il est plus difficile de justifier cette perte de revenus. Vous pourriez alors vous baser sur ce montant pour déterminer le dédommagement pour utilisation illégale, (tel qu’expliqué dans le point 6), et vous contentez de ce montant.

5. Résistez à l’envie d’appeler le fautif pour l’engueuler.

Il faut rester zen.

6. Déterminez les demandes particulières et la pénalité que vous demanderez pour utilisation non autorisée.

La première réaction de la plupart des fautifs repentants sera de proposer un dédommagement équivalent à la licence. Cela est évidemment inacceptable car il encourage les gens à utiliser vos photos sans votre consentement et ce en ne payant que lorsqu’ils se font prendre. Essayez d’aller voler un gilet dans un grand magasin et de proposer de le payer une fois que l’agent de sécurité vous a arrêté…

Il n’y a pas de « règle » pour la pénalité que vous pouvez demandez. Cela peut être n’importe quoi: de 1$ à des milliards. L’important est d’être confiant du montant que l’on demande et d’être capable de le justifier le cas échéant.

Il y a cependant une certaine tendance qui semble se dégager: le triple du montant de la licence. Si la licence accordée aurait été de 200$, la pénalité pourrait donc être de 3 fois 200$, soit 600$. Dans cet exemple, la demande total serait donc de 800$: La license de 200$, plus la pénalité de 600$. Vous pouvez demander le double de la licence ou le quintuple si vous voulez: c’est votre choix.

Lorsque le fautif modifie ma photo pour enlever mon logo et la mention de copyright, je considère la faute plus grande car il y a preuve de la mauvaise fois. Si c’est le cas, je n’hésite pas à tripler le montant de la pénalité. Encore une fois, l’important est d’être capable de justifier ces montants.

Lorsque le prix de la licence aurait été peu élevé, comme c’est souvent le cas pour une utilisation web, il est possible de fixer un montant minimum. Par exemple, une simple utilisation web de 50$ et le triple du montant en pénalité suggèrerait une demande totale de 200$. Cependant, ce montant est inférieur à mes frais d’avocat si je décide d’envoyer une mise en demeure. L’approche pourrait alors être de demander le montant de la licence, plus un montant minimum de, disons, 500$ (ou 1000$, ou 2000$, c’est votre prérogative!).

Dans vos demandes, vous pourriez aussi demander le retrait de la photo, une excuse publique, etc. Vous pouvez demandez ce que vous voulez, mais il faut être capable de justifier ou d’argumenter ces demandes et qu’elles soient acceptables pour le fautif (bonne chance pour les excuses publiques!)

7. Optionnel : faire une première approche par téléphone ou par courriel

Maintenant que vous savez exactement ce que vous demanderez, vous pouvez faire une première approche par téléphone ou par courriel pour « tâter le terrain ».

Le but n’est pas d’engueuler la personne. Il s’agit de faire valoir ses droits et de faire une demande concrète, question de voir si le fautif reconnait l’erreur et est près à payer le montant demandé ou, à tout le moins, à faire une proposition raisonnable de règlement.

Personnellement, je saute directement à l’étape suivante: contacter mon avocate. Mais si vous voulez essayer de discuter et d’argumenter qu’ils sont responsables des erreurs de leur stagiaire ou de leur secrétaire, libre à vous. Mais ne perdez pas trop de temps: vous n’avez pas le poids et les connaissances légales d’un avocat.

8. Contactez un avocat pour une mise en demeure.

La plus grande peur des photographes : faire appel à un professionnel et dépenser de l’argent! Trop souvent je vois des photographes essayer de faire leur site web eux-mêmes, de faire leur logo eux-mêmes, ou de demander des conseils légaux à leur beau-frère!

Il semble y avoir chez les photographes cette peur d’investir de l’argent – car il s’agit bien d’un investissement et non d’une dépense – sur des gens qui connaissent mieux certaines choses, ou qui feront mieux qu’eux certaines autres. Votre talent est la photographie : faites des photos. Votre temps est trop précieux pour essayez d’apprendre à programmer un site web ou de mémoriser le Code Civil du Québec!

Si une approche téléphonique ou par courriel n’a pas donné les résultats escomptés, l’étape suivante est la mise en demeure. Une mise en demeure, c’est une lettre qui ordonne officiellement au destinataire d’exécuter une obligation selon certaines modalités et dans un délai déterminé. Cette lettre donne à son destinataire la possibilité de s’acquitter de son obligation sans passer par les tribunaux.

Par exemple, vous pourriez mettre en demeure une compagnie de vous payer un dédommagement total de 1000$ pour l’utilisation de votre photo dans les 10 jours ouvrables, en cas de quoi vous pourriez utilisez les tribunaux pour faire valoir vos droits. Cette mise en demeure doit être envoyé par courrier recommandé pour avoir la preuve qu’elle a bien été reçue.

Et là apparait l’utilité de l’avocat. Vous pouvez vous-même rédiger cette mise en demeure, l’envoyer et en faire le suivit.
Mais…

Un avocat vaut chaque dollar que vous lui donner, et beaucoup plus. Vous lui fournissez la documentation de la preuve, le montant que vous demandez avec les explications détaillées de ce montant, et il s’occupera de faire la mise en demeure, de trouver à qui l’envoyer (parfois plus compliqué que cela peut sembler dans le cas d’une grosse compagnie avec plusieurs filiales), leur faire parvenir. Cependant, plus vous collectez d’informations, moins votre avocat aura à travailler et sa facture sera d’autant plus douce pour votre portefeuille.

Tout dépendant de l’avocat, cela devrait vous couter quelques centaines de dollars; généralement moins de 500$ si ce n’est pas un gros bureau.

C’est triste, mais un papier à entête d’un avocat est souvent le seul moyen de faire réagir quelqu’un.

Une mise en demeure suivit d’une courte négociation par avocat interposé sera généralement suffisant pour régler cela à votre satisfaction. Pour une dizaine de cas soumis à mon avocate Catherine Morissette, que je vous recommande, tout s’est réglé à l’amiable.

Dans tous les cas, le montant obtenu a été supérieur à mes frais d’avocat. C’est mon avocate qui travaille, et moi-même je n’ai jamais mis plus de 15 minutes sur un dossier: je transmets ma demande à mon avocate et je n’ai qu’à dire « oui » ou « non » lorsqu’elle m’envoie un courriel pour me transmettre une proposition de la partie adverse.

9. Faire une demande aux petites créances

Si la mise en demeure ne donne pas satisfaction, parce que le fautif ne répond pas ou n’est pas ouvert à payer un montant qui vous convient, l’étape suivante sera les petites créances si le montant demandé est inférieur à 7000$. Il est possible de remplir la demande via un formulaire en ligne, et d’aller déposer cela ensuite au Palais de Justice. Il y a des frais pour l’ouverture du dossier qui varie en fonction du montant demandé, mais ils seront chargés à l’autre partie en cas de victoire et seront ajouté au montant accordé.

Une seule fois j’ai dû faire une demande aux petites créances et le lendemain de la réception des papiers, ils m’appelaient pour régler cela.

À noter que les petites créances est une solution économique et rapide sans avocat. Vous devrez donc plaider votre cause vous-même, et le fautif ne pourra pas lui non plus se faire représenter par un professionnel. Vous combattrez à armes égales et vous ne n’aurez donc pas à avoir peur d’être intimidé par une batterie d’avocat d’une importante compagnie.

Que faire si le fautif est dans un autre pays?

Un avocat Québécois ne pourra pas vous aider si un journal français utilise une de vos photos, car il n’est pas membre du barreau local. Vous devrez donc faire appelle à un avocat du pays, ce qui complique évidemment beaucoup les choses.

Et aux Etats-Unis?

Dans les faits, c’est la même chose: vous devrez faire appel à un avocat local. Cependant, nos voisins américains ont apporté une mesure de protection supplémentaire : le United States Copyright Office. Même si vous n’êtes pas américain, vous pouvez y envoyer vos photos par mesure de protection et ce registre vous servira de preuve le cas échéant que vous êtes bien le créateur de l’image. Chacune des photos utilisées sans votre autorisation et qui se trouve dans le registre peut vous apporter jusqu’à 100000$ en dommage!

July 20, 2011

Stand Your Ground: Why does street photography make us paranoid?

Why does street photography make people paranoid? Stand Your Ground, a 15 minute documentary made for the London Street Festival, answers this question by getting a group of photographers to stand their ground over a period of time in a public place in London to see the objections raised by local security officials, police and the public.

It is amazing how photography in public space seems to be problematic in big UK cities these days and, to a lesser extend, in the United States. What you can do with your photo might be different in Quebec than the rest of the world, but the rule of “if you are in a public place, you can photograph everything you want” is the same so the video is relevant for photographer, wherever they live.

July 5, 2011

Mon avocate discute de propriété intellectuelle… et de moi!

Mon avocate Catherine Morissette était en onde au FM 93 hier pour parler de propriété intellectuel.

Elle a entre autre parlée de moi et des nombreuses utilisations non-autorisées de mes photos que je découvre, des conséquences que cela a sur mon entreprise, et des poursuites que j’intente.

Si vous voulez sauter directement au segment me concernant, vous pouvez allez directement au fichier audio et sauter à la 6e minute (jusqu’à la 13e environs).

June 15, 2011

How to track down copyright infringement of your photos

Google updated this morning their Google Image search engine with a new reverse image search.

This is basically a Tineye killer, which that worked well but with a too small database. Google Image reverse search WILL do a LOT of damage to repeat offenders.

Just open Google Image on your browser, and open your blog/website/stock site on another one side by side. One by one, drag and drop your images to the “search zone” of Google Image, and let him do the rest.

I discovered that some of my images where used all over the place. One photo was used illegally more than 340 times. Will I sue every little blog around? No. But corporations, big media, radio station and other television websites should know better.

What to do next? Do not contact the infringers yourself. Let the professional handle it from there: hire a lawyer. No, it’s not that expensive: they get the job done and bring more money that you will spend on them; especially if you count the time you would use to do it yourself.

After just one morning of using it, my lawyer Catherine Morissette got 9 new mandates to serve infringers.

How to track down copyright infringement of your photos

March 14, 2011

Conférence sur le droit à l’image

Le 21 mars prochain, je donnerai à Montréal une conférence sur le droit à l’image dans un club photo. Ils ouvrent les portes aux non-membres, alors profitez-en!

March 3, 2011

Image rights explained visually

You want to know more about this? Have a look at stockphotorights.com

November 26, 2010

Que doit contenir une licence d’utilisation de stock photo?

Alors voilà, vous venez de vendre une image provenant de vos archives photographiques. Vous avez déterminé un juste prix et, maintenant, vous vous demandez quel document légal, quel genre de contrat, vous devriez produire à votre client.

Voici donc ce que devrait contenir une licence d’utilisation d’une image de stock photo. Je vous présente une réelle licence où je n’ai que caviardé les éléments pouvant identifier le client et l’image.

License d'utilisation stock photo1) Le numéro de licence, tout comme votre numéros de facture, est un nombre inventé qui doit être unique. Ici, le « L » est pour « licence », et le chiffre 1004-01 signifie 2010, 4e mois, première licence de ce mois. N’importe quel système fonctionne, tant que vous êtes à l’aise de l’utiliser. Ce numéro unique doit rapporté sur la facture. Il suffit alors d’y inscrire dans le champ description « vente de la licence photo L1001-01 : 1650$CDN »

2) Il faut indiquer clairement le nom légale du client (habituellement le nom de la compagnie), le projet pour lequel il utilisera la photo (un site web? Un calendrier? Une revue?), l’identification unique de l’image (le nom du fichier, un ID unique si vous utilisez un logiciel de catalogage d’images, etc.). Vous pourriez même ajouter un thumbnail (version miniature de la photo) sur la licence pour éviter toute confusion.

3) Voici un des éléments clés du document: la description de la licence que vous accordez. Pour négocier le prix de cette licence, vous avez déjà demandé à votre client des précisions concernant l’utilisation finale de l’image. Il suffit de mettre cela en termes clairs sur le document. Si vous débutez et que vous n’êtes pas sûr de comprendre ces concepts, vous en apprendrez beaucoup en consultant mon billet how much should you charge, malheureusement seulement en anglais. Ne pas oublier d’indiquer le prix d’acquisition de la licence, incluant le type de monnaie utilisée! Si votre client se trouve au Japon, il pourrait croire/alléguer que le montant “1650″ était en Yen (soit environs 20$ canadien). “1650$CDN” ne laisse aucun doute ni, surtout, de flou légal.

4) Plusieurs clients désirant pour la première fois acheter une image s’imagine justement qu’il vont ACHETER l’image. Vous avez donc probablement déjà expliqué à votre client qu’il achète plutôt une licence d’utilisation, mais il faut quand même le préciser dans la licence. Le client achète donc un droit non-exclusif, sauf s’il a négocié à gros prix une exclusivité, et les droits d’auteurs demeurent au photographe.

5) Il faut préciser que le client, en achetant une licence, ne négocie que pour lui et ne peut transmettre cette licence à un tiers. Vous êtes maitre de vos images : vous ne voulez pas qu’elles circulent sans votre autorisation.

6) Il faut indiquer au client qu’il doit prendre les mesures raisonnables pour protéger votre image et qu’il pourrait être tenu responsable si son comportement négligeant menait à une utilisation non-autorisée de votre photo.

7) Voilà peut-être un des points les plus importants qui doit être inscrit dans la licence. Vous n’êtes pas avocat, et vous n’êtes de toutes évidences pas au courant des subtilités en droit à l’image de tous les pays du monde (même si vous pouvez en apprendre beaucoup concernant le droit à l’image au Québec sur ce blogue). De bonne fois, vous indiquez si vous avez un model release et un property release, mais là s’arrête votre responsabilité. C’est de la responsabilité du client de s’assurer que l’utilisation de l’image est légale, et il ne pourra pas « dévier » vers vous une éventuelle poursuite d’une personne se trouvant sur la photo.

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