Francis Vachon Photographe

January 19, 2012

Bilan de l’année 2011

En affaire, il est bon de régulièrement regarder en arrière pour mieux savoir où l’on va en avant. La fin d’une année financière est certainement un bon moment pour le faire. 2011 a donc été particulièrement intéressante pour Francis Vachon Photojournaliste avec la meilleur année au niveau des revenus et des profits, avec des augmentations respective de 31% et 52%

La diversification des revenus étant capitale, j’aime savoir d’où provient mon argent.

Malgré qu’il montre bien l’importance de plus en plus grande du stock photo et la diminution relative des journaux, le précédent graphique peut être trompeur. Les chiffres absolus montrent que les revenus provenant des journaux ont plutôt été stable ces 5 dernières années, avec une légère baisse en 2011.

Et si on regarde plus précisément 2011, on voit ceci

Si vous êtes un lecteur régulier, vous êtes au courant des efforts que je met sur les banques d’images, appelé dans le milieu “stock photo”. Voici les revenus brut à travers le temps

Ce graphique est particulièrement intéressant pour moi. Si 2012 apporte une augmentation semblable des revenues de stock photo, je pourrai penser à m’investir à plein temps sur des voyages photos, ce qui est mon rêve secret depuis que j’ai ajouté le stock photo à mes revenus.

August 31, 2011

Flux de travail et gestion sécurisée des archives photographiques

La sécurité et la pérennité de mes archives est pour moi primordial.

Voici donc de A à Z mon flux de travail (workflow) lors d’un contrat photo, de l’ingestion à l’archivage sécurisée. Il assure une rapidité de travail et, surtout, la sécurité de mes images lors de toute les étapes de production.

Flux de travail sécurisé des photos

workflow-de-travail

01_ingested
C’est le logiciel Photo Mechanic qui prend en charge l’ingestion de mes photos en raison des nombreux paramètres disponible. J’ai paramétré le tout pour qu’automatiquement Photo Mechanic créé un sous-dossier à 01_ingested (ingéré), nommé en fonction de la date de création des photos. Celles-ci vont se placer dans un nouveau sous-dossier nommé “01-originals”.

Les photos modifiées en post-production sont ensuite sauvegardées dans un dossier à part: 02-derivatives.

De plus, Photo Mechanic permet une double ingestion. Les photos sont donc également déposé de façon simultané sur un disque dur externe nommé “Archive” (voir “2″ dans le schéma ci-bas). C’est une sauvegarde de sécurité “set and forget”. Elle se fait sans que j’aille à y penser et je n’ais qu’à aller y faire le ménage et supprimer le contenue du dossier de temps à autre.

02_Convert_RAW_to_DNG
Une fois le travail de post-production terminé et les photos livrées au client, le dossier est déplacé ici. Éventuellement, le logiciel gratuit Adobe DNG Converter fait la conversion des fichiers RAW au format DNG, un type de fichier ouvert garantissant la pérennité des fichiers à long terme.

03_Ready_to_archive
Une fois la conversion en DNG complétée, les dossiers sont transféré ici. Il ne s’agit que d’un endroit utilisé à court terme car ils sont rapidement mis en archive sur les disques durs externes.

Ce qui nous amène à parler de la…

Gestion sécurisée des archives photographiques à long terme


1 – Disque “Time machine”
Tout au long de mon travail sur les photos, mon iMac archive mes données sur un disque dur externe via l’application native du système d’opération OS X de Mac: Time Machine. Une copie de sauvegarde est effectuée automatiquement en arrière plan à toutes les heures. À tout moment, si j’ai supprimé ou modifié par erreur un document, je peux retourner en arrière et aller chercher une version précédente.

2 – Disque “Archive”
Une fois les photos dans le répertoire “03_Ready_to_archive”, je copie manuellement celles-ci vers leur destination final: le disque “Archive” où se trouve toute mes photos prisent depuis 2003. Il y a un dossier par année, puis par mois, et ensuite par projet.

3 – Disque “Backup”
À chaque soir, à 22h30, le logiciel Chronosync démarre automatiquement et fait un miroir de mon disque Archive sur le disque backup. Chaque changement effectué sur Archive (ajout, modification, suppression) est donc répliqué sur le disque Backup. Une fois complété, Chronosync m’envoie un courriel pour me dire si l’opération s’est bien déroulé ou, si non, quel sont les erreurs repérés.

Cette réplication des photos sur un autre disque est extrêmement importante. En cas de bris de mon disque Archive, l’ensemble de mes photos se trouve sur mon disque Backup, et vice versa. Ce système à deux disques distincts est communément appelé “JBOD” (Just a Bunch of Discs). Il est selon moi plus simple et surtout moins chère à utiliser qu’un système RAID. De plus, il facilite l’étape 4.

4 – Échange du disque “Backup
Que ce passe-t-il en cas de catastrophe majeur tel un feu, une inondation, ou un vol de matériel? Un second disque “Backup” est mis en sécurité chez une personne de confiance. Régulièrement, le disque “Backup” gardé à l’externe est échangé avec celui se trouvant au bureau. Chronosync fait alors un nouveau “miroir” et ajoute les nouvelles données ajoutées depuis le dernier échange.

Si vous avez bien suivit, cela veut dire que mes données se trouvent en tout temps sur trois disques différents, et à deux endroits différents.

5 – Batterie de protection
En cas de surcharge de courant ou de panne d’électricité, la batterie Back-UPS XS 1300 me protège et peut me fournir environs 1h30 de courant.

Deux avantages importants:

Je ne perds pas mon travail en cas de panne de courant. Je peux sauvegarder mon travail et fermer mon ordinateur de façon sécuritaire.

Travaillant souvent pour des journaux où les photos doivent être remises très rapidement, je peux continuer à travailler même en cas de panne de courant prolongé et livrer des photos à un client dans les délais promis.

June 15, 2011

How to track down copyright infringement of your photos

Google updated this morning their Google Image search engine with a new reverse image search.

This is basically a Tineye killer, which that worked well but with a too small database. Google Image reverse search WILL do a LOT of damage to repeat offenders.

Just open Google Image on your browser, and open your blog/website/stock site on another one side by side. One by one, drag and drop your images to the “search zone” of Google Image, and let him do the rest.

I discovered that some of my images where used all over the place. One photo was used illegally more than 340 times. Will I sue every little blog around? No. But corporations, big media, radio station and other television websites should know better.

What to do next? Do not contact the infringers yourself. Let the professional handle it from there: hire a lawyer. No, it’s not that expensive: they get the job done and bring more money that you will spend on them; especially if you count the time you would use to do it yourself.

After just one morning of using it, my lawyer Catherine Morissette got 9 new mandates to serve infringers.

How to track down copyright infringement of your photos

May 22, 2011

Toronto – Retour sur mon investissement après un an.

Il y a un an, je me dirigeais vers Toronto pour assister à la conférence annuelle de la NPAC (News Photographers Association of Canada). J’avais décidé de rester 5 jours de plus pour faire de la photo. Il s’agissait alors de mon premier investissement pour un voyage dédié à la prospection de stock photo. À mon retour, j’avais écrit un billet indiquant mon calcul qui devait me permettre de commencer à faire du profit après un an. Est-ce que ce fût le cas?

J’écris ce billet en attente d’un transfert vers Winnipeg. Toujours pour la conférence de la NPAC, et toujours avec quelques jours supplémentaire prévue pour la photo. Donc oui, mon investissement torontois a été assez intéressant pour que je récidive.

J’espérais récupérer 100% de mon investissement en 12 mois. J’ai plutôt engrangé près de 4 fois ce montant, ce qui me donne un ROI supérieur à ce que je produis habituellement.

Mon voyage à Ottawa est quand à lui vieux de 7 mois. Le profit est un peu moins intéressant, mais ma courbe de progression est quand même supérieure à un retour sur investissement en un an.

Espérons que Winnipeg sera tout autant intéressante.

March 29, 2011

La diversification à tous les niveaux – le jour où Facebook décide de tuer votre entreprise

Dans un billet sur son blogue, Michelle Blanc mettait en garde : Facebook = vous n’êtes pas chez vous!

Hier, j’ai pu constater cela, bien assis sur un siège de la première rangée. Sans avertissement, Facebook a supprimé mon profil personnel, ne me renvoyant qu’à cette énigmatique page de non-explication. Par jeu de dominos, ma page d’entreprise a aussi été supprimée.

Cela aurait pu être désastreux.

Au delà de la frustration de devoir recréer une page personnelle, de devoir refaire des demandes d’amitiés à quelques centaines de personne, de « re-populer » mes informations personnelles, et de devoir refaire et publiciser à nouveau ma page d’entreprise, je n’aurai pas vraiment perdu d’opportunité d’affaire.

Mes revenus provenant de plusieurs clients répartis en plusieurs « catégories » (éditorial, stock, commercial), la perte d’un de ceux-ci ne met pas en péril mon entreprise. De même, ma stratégie de commercialisation repose sur plusieurs axes et ma page Facebook n’est que l’une d’elle.

La perte de ma page Facebook est donc dommage, mais entre mon site web, mon blogue, mon Twitter et autre linkedin, la situation n’est vraiment pas catastrophique. Elle est juste… frustrante.

Cependant, lorsque je vois d’autres photographes avec une page Facebook de 2000 fans mais qui ont un site web peu développé et pas du tout optimisé pour les engins de recherche, je trouve qu’ils jouent avec le feu.

Leçon apprise trop tard : Ajoutez une personne de confiance comme second administrateur web à votre fanpage. En cas de suppression de votre profil, celle-ci survivra en raison de ce second administrateur. C’est ce qui est arrivé avec la page de Québec urbain, « sauvé » par le co-administrateur.

Cela dit, si nous étions ami Facebook auparavant vous pouvez maintenant me retrouver ici. Si vous désirez plutôt me suivre professionnellement avec ma nouvelle page Facebook d’entreprise, qui me sert surtout à annoncer les nouveaux billets publiés sur ce blog, ce sera dorénavant ici.

***
Mise à jour: Il semble y avoir eu une vague de suppression de compte hier. J’ai entendu 4-5 histoires similaires à la mienne. Ne prenez pas de chance et téléchargez l’ENSEMBLE de votre profil avec l’outil produit par Facebook. Le reconstruction de votre profil sera plus facile si le pire devait arriver.

February 4, 2011

Pourquoi ne devez-vous pas accepter un crédit photo comme forme de paiement?

Ce matin, j’ai eu la conversation téléphonique suivante:

- Bonjour! Je travaille pour la station de télévision X. J’ai trouvé une photo de Y sur votre site web. Nous aimerions l’utiliser dans notre émission de télévision ce soir en échange d’un crédit photo.

- Malheureusement, un crédit photo ne sera pas suffisant. Il devra y avoir une compensation en argent.

- Impossible. Nous allons trouver quelqu’un d’autre alors.

- Pas de problème.

- Nous sommes quand même “correct”: nous avons demandé avant. D’autres le font sans demander.

- En effet. Mais lorsque cela arrive, je les poursuis et je gagne.

Deux choses intéressantes dans cette conversation.

D’abord, je ferai bientôt un billet sur la marche à suivre lorsque quelqu’un utilise une de vos photos sans votre autorisation. Mon avocate Catherine Morisette et moi en sommes actuellement à 4 “victoires” et aucune défaite à ce sujet. En fait, nous n’avons même pas eu encore à aller en cour, tout s’est réglé à l’amiable, mais à MES conditions pécuniaires.

**

Si vous publiez des photos sur Internet, il est inévitable qu’un jour quelqu’un vous contactera pour utiliser gratuitement une de celles-ci.

Voici quelques arguments qui seront utilisés par ceux qui vous contacteront

- Nous allons vous donner un crédit photo (la mention du nom du photographe sous la photo) en échange.

Même s’il y a paiement monétaire, vous pouvez et devriez demander un crédit photo. Alors, pourquoi se contenter du seul crédit?

- Cela fera circuler votre nom et vous apportera d’autres contrats.

D’autres contrats où les gens ne paieront pas?

Croyez-moi, je n’ai jamais reçu d’appels d’un client m’ayant dit, “j’ai vu votre photo dans tel journal, j’ai aimé, et j’aimerais vous engager à mon tour.” Cela n’arrive pas. Jamais.

- Nous sommes un organisme sans but lucratif/de bienfaisance.

La première chose à faire en recevant une demande de ce genre est d’aller consulter le site web de l’organisme. Dans la section “qui sommes nous” ou “états financiers”, vous serez probablement surpris d’apprendre que l’organisation emploie plusieurs salariés. Souvent des dizaines. Si EUX sont payés, pourquoi VOUS ne le seriez pas?

- Nous n’avons pas de budget pour les photos

Est-ce qu’ils paient un loyer pour héberger leurs employés? Est-ce qu’ils paient leur l’imprimeur qui s’occupe des dépliants sur lesquels apparaitront votre photo? Le graphiste qui en fera le montage, lui? Leurs lignes téléphoniques, c’est une gracieuseté de Bell Canada? Leur connexion Internet? Leur chauffage? Leurs ordinateurs? Leurs timbres? La personne qui vous parle présentement au téléphone est-elle payée?

Organisme de charité, PME ou grosse entreprise, s’ils paient pour tous ces services, pourquoi en seraient-ils autrement des photos?

Est-il valable, parfois, de laisser quelqu’un utiliser gratuitement une photo?

Il arrive que des étudiants me demandent la permission d’insérer une de mes images dans un travail scolaire. J’accepte généralement, mais comme ils se retrouvent alors avec une version haute résolution d’une de mes photos ayant une valeur monétaire importante, je leur demande de remplir une licence d’utilisation, surtout pour les points 4, 5 et 6 de celle-ci.

Il m’arrive aussi parfois de laisser un blogueur qui m’est sympathique d’utiliser une photo à titre gracieux. Cependant, mon “paiement” est un crédit photo contenant un hyperlien vers mon site Internet, qui se convertit alors en “backlink” très important pour mon SEO. J’ai cette entente avec Antoine Robitaille, par exemple.

Vous vivez de la photo, ou vous espérez en vivre un jour. Malheureusement, votre banquier n’acceptera pas un crédit photo pour payer votre hypothèque. À vous de déterminer le juste prix pour une licence d’utilisation de votre photo et d’être confiant de la valeur de celles-ci.

***

Backlink? SEO? C’est du chinois pour vous? Je ferai peut-être un jour un billet là-dessus un jour.

May 24, 2010

Being a freelance photojournalist

I am a photographer. That you should know. I like to call myself a photojournalist. But more precisely, I am a freelance photojournalist. That does not mean I am working for free. That means I am not an employee. I am my own boss. I am my own company and the product I am selling is me.

A link I found on Twitter today made me think about what I am, why I love what I do so much and to recall how I made the switch from a bored employee in the IT business to a full time freelancer: There’s More to Freelancing Than Working from Home

For other freelancers, part of the adventure is working in your home office one day and in a coffee shop the next. Or, working while traveling the world. Our lives are like a create-your-own-adventure book

This quote sums up very well the mindset I am now.

That did not happened overnight though.

Not having a fixed income every month, for example, is part of the risk. The risk may scare us, but it doesn’t stop us. It’s also part of the adventure.

From that second quote is linked a second article, The Fear of Freelancing: Why You Could Be Hurting Yourself. That fear is something I had to overcome before I could leave my job. It gave me so much anxiety that I almost went into depression – having to take weeks of sick days from my job – before I could finally make the jump and take the leap of faith, quitting my day jobs just weeks before my girlfriend gave birth to my son Edward.

I never looked back. And so should you.

March 30, 2010

Clotaire Rapaille: Bringing back a usable photo, no matter what

“Can an amateur take a picture as good as a professional? Sure. Can they do it on demand? Can they do it again? Can they do it over and over? Can they do it when a scene isn’t that interesting?”

That’s how Katrin Eismann, chairwoman of the Masters in Digital Photography program at the School of Visual Arts in New York, is quoted in a New-York time article.

When the National Post sent me to photograph Clotaire Rapaille, the French/American market researcher and author, I did not know I would have exactly 89 seconds, according to the IPTC data of my first and last photos.

Now that is was revealed that Rapaille’s biography contains numerous lies and exaggerations and his contract was terminated with Quebec City, the Post used another photo I filled from that day.

Is it a photo I will put in my portfolio? Certainly not. But bringing back a usable picture, not matter what where the circumstances, that’s why my clients hire me.
Clotaire Rapaille
Clotaire Rapaille, waits for the a session with journalists to begin at the City Hall in Quebec city Thursday March 11, 2010. A French-born American market researcher and author, Rapaille was hired by Quebec City to enhance the city’s image on an international level. Photo by Francis Vachon for National Post.

December 17, 2009

Last minute Christmas gift for photographer and photojournalist

For your photographer friend/husband/wife/son/daughter… or for yourself… Here are some suggestion for a last minute Christmas gift

November 13, 2009

Un pilote en silhouette

Petite séance de photo aérienne plus tôt cette semaine pour faire du stock photo du haut des airs.

En terminant la séance, alors que le Soleil finissait de briller, j’ai rapidement mitraillé Charles Paquin, mon pilote pour la journée, qui retournait à ses quartiers.

Un pilote d’avion en silhouette

Quelques photos prises d’en haut seront évidemment postées ici plus tard.

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