Francis Vachon Photographe

April 29, 2016

Conservez-vous le droit d’auteur sur les photos postées sur Facebook, Instagram et Twitter?

– La photo est sur Facebook alors est maintenant dans le domaine public.
– Tu as mis ta photo sur Twitter et c’est maintenant Twitter qui a les droits sur cette photo
– Tu as posté ta photo sur Instagram alors maintenant tout le monde peut l’utiliser et même la revendre sans te le demander.

Ça vous semble familier comme affirmation? Et pourtant, c’est tout faux! Allons lire les conditions d’utilisation des différents médias sociaux. Vous savez, ces textes que vous avez lus avant de cocher « j’accepte les conditions d’utilisation » en vous inscrivant sur un réseau social?

Voici donc la section pertinente concernant le droit d’auteur sur les différents sites que vous utilisez.

Twitter

Cette licence signifie que vous nous autorisez à mettre vos Tweets à la disposition du reste du monde et que vous permettez aux autres d’en faire de même.(…) ce qui vous appartient vous appartient – vous restez propriétaire de vos Contenus (et vos photos font partie de ces Contenus). (ici)

Facebook

“Le contenu et les informations que vous publiez sur Facebook vous appartiennent, et vous pouvez contrôler la façon dont nous partageons votre contenu, grâce aux paramètres de confidentialité et des applications »  (Ici)

Vous pouvez partager une photo utilisant le bouton « partager ». Mais vous ne pouvez télécharger une image sur votre ordinateur pour la remettre en ligne sur votre profil personnel et ainsi briser le « lien » vers le contenu original.

PS: Non, Facebook ne permet qu’on utilise vos photos à des fins publicitaires:

Facebook n’autorise pas les applications de développeurs externes ou réseaux publicitaires à utiliser votre nom et l’image de votre profil dans leurs publicités. Si cette interdiction était levée dans le futur, le paramètre que vous choisissez contrôlera l’usage de vos informations.

Instagram

Les photos et vidéos d’utilisateurs Instagram (« Contenu d’utilisateur ») sont la propriété des utilisateurs et non d’Instagram. (Ici)

Google Plus

La clause relative aux droits d’auteur de Google Plus est précisée via la clause générale de Google:

“Certains de nos Services vous permettent de soumettre des contenus. Vous conservez tous vos droits de propriété intellectuelle sur ces contenus. Ce qui est à vous reste à vous. » (Ici)

Mais pourquoi cette légende urbaine?

D’où vient donc cette idée que vous perdez vos droit en postant vos photo sur Twitter et que vous permettez à Facebook de vendre vos images? C’est en raison du charabia d’avocat qui sont-là pour protéger les réseaux sociaux de poursuite abusive.

Cette clause vous liant à Twitter laisse croire que vous leur cédez tous les droits sur les photos que vous y publiez:

En soumettant, postant ou publiant des Contenus sur ou par le biais des Services, vous nous accordez une licence mondiale, non-exclusive, gratuite, incluant le droit d’accorder une sous-licence, d’utiliser, de copier, de reproduire, de traiter, d’adapter, de modifier, de publier, de transmettre, d’afficher et de distribuer ces Contenus sur tout support.

Qu’est-ce que ça veut dire? Tout simplement que vous permettez à Twitter de faire ce que vous voulez que Twitter fasse: montrer vos gazouille et vos photos à vos abonnés. C’est en ces mots qu’ils précisent cela:

Cette licence signifie que vous nous autorisez à mettre vos Tweets à la disposition du reste du monde et que vous permettez aux autres d’en faire de même.

Voilà. Vos photos vous appartiennent, peu importe le réseau social que vous utilisez. Vous voulez approfondir le sujet? Ce billet vous intéressera: 10 mauvaises bonnes raisons d’utiliser une photo trouvée sur Internet sans demander la permission au photographe

Même à des fins non commerciales, la violation du droit d’auteur coûte cher

Dans mon populaire billet 10 mauvaises bonnes raisons d’utiliser une photo trouvée sur Internet sans demander la permission au photographe, j’explique pourquoi n’est pas valide l’argument « Mais je ne fais pas d’argent avec cette photo! C’est juste pour [mon blogue / mon site web personnel / mon Facebook] ». Une conceptrice de site web l’a appris à la dure récemment alors que mon collègue de Sorel Maurice Parent vient de gagner 1800$ à la Cour des petites créances pour l’utilisation non autorisée de six de ses photos, et ce après 39 petites visites sur le site Internet de Sonia Gagnon.

« C’est un jugement en faveur de tous les photographes en fait. Mes photos portaient ma signature, mais elles ont été reproduites quand même sur un autre site sans mon accord. Le jugement met aussi en valeur que même à des fins non commerciales, la loi prévoit la protection des droits d’auteurs. Cela est essentiel pour nous. »

 

Les détails dans cet article du journal local de la région.

April 22, 2016

Friday links and news – mes tweets et retweets reliés à la photographie

friday-links

Mes tweets et retweets reliés à la photographie de la dernière semaine.

(Lire la suite / read more…)

April 18, 2016

Time lapse d’un événement corporatif: 10 jours, 3 caméras

Time lapse of a big corporate event at the Ottawa Shaw Center. For 10 days, the huge room goes into various stages of preparation, layouts, and events.
10 days, 3 cameras, 45000 photos to play with.

****

Il s’agit d’un des plus gros projets sur lequel j’ai travaillé. En février, je devais réaliser le time lapse d’un événement corporatif organisé par Ruby Sky Event Planning au Shaw Center d’Ottawa.

Six jours de préparation où la salle est en montage puis, pendant les trois jours de l’événement, plusieurs étapes de démontage et remontage pour accommoder une soirée d’ouverture, des discours, des ateliers, et une soirée de clôture incluant un souper grandiloquent et un concert rock.

Trois caméras, une photo aux 35 ou 45 secondes par appareil avec pour résultat un total de 45000 photos.


PS: Cliquez sur “plein écran / full screen” pour voir la vidéo en full-HD

Time-lapse-setup-gear-1 Time-lapse-setup-gear-2 Time-lapse-setup-gear-3 Time-lapse-setup-gear-4

April 11, 2016

Mystérieux portrait de l’auteur Hans-Jurgen Greif

Pour le journal Le Devoir, je suis allé photographier l’auteur Hans-Jurgen-Grief pour la sortie de son 14e livre. Après avoir fait quelques portraits très classiques, j’ai voulu faire un peu plus jazzé.
Il m’a longuement parlé de Complots à la cour des papes, son dernier livre. L’article du Devoir en parle en ces mots:

« Les complots sont aussi vieux que le monde », rappelle Hans-Jürgen Greif dans l’avant-propos de ses érudits Complots à la cour des papes. Rien n’est plus vrai. L’écrivain a choisi ici trois des plus célèbres complots de l’Histoire, se déroulant entre le début et l’apex de la Renaissance italienne, et qui tous avaient pour objectif de liquider un pape ou d’éliminer un ennemi du pape. « L’expérience prouve que celui qui n’a jamais confiance en personne ne sera jamais déçu », a écrit Leonardo da Vinci dans ses Carnets.

C’est alors que cet étrange objet dans sa bibliothèque a attiré mon attention. Un flash direct pour éclairer son visage, mettant par le fait même en silhouette l’avant-plan mystérieux, répliquait bien l’idée d’intrigue, de complot, et de jeux de pouvoir.

Hans-Jurgen-Greif-02A

Hans-Jurgen-Greif-03A

Hans-Jurgen-Greif-05A

Le tout a reçu une bonne visibilité dans la version papier.

Hans-Jurgen-Greif

Next Page »